Antonin♪___________________________________ Jeudi six septembre deux milles neuf,
« Encore une journée de folie. Je me suis levé tôt pour prendre le bus et résultat: j'ai oublié la moitié de mes cours. Ce n'est pas si grave mais étant un élève studieux, ça ne me ressemble pas, même pas du tout. J'ai à peine eu le temps d'ouvrir la bouche et elle était là, cette belle inconnue. Celle qui depuis deux jours me tourmentait l'esprit. Elle avait un petit haut gris et ses cheveux blonds-dorés se balançaient de la droite vers la gauche, et inversement. Bouche baie, je n'ai même pas essayé de la rattraper, j'étais totalement sous son charme. Après être parti manger, j'ai été voir quelques connaissances pour demander si ils allaient en cours l'après-midi. Puis, alors que je m'avançais vers la porte d'Arts plastiques, ma belle inconnue est revenue à la charge. Mais oui, c'est cette demoiselle qui m'avait dessiné au cours précédent mais avec le temps que j'arrive et tout ça, je n'aurais pas eu le temps de retenir exactement son visage. Tout s'éclaire. Elle me regardait fixement. J'ouvris la porte, histoire de montrer que je suis un minimum ponctuel et la laissa passer. Ses mains se brimbalaient dans tous les sens. Elle me décrocha un simple hochement de la tête en guise de merci. J'eus l'impression de ne pas exister malgrès moi. Je marchais, la tête baisée croyant que personne ne me remarquerait quand le professeur m'interloqua dans les durs cris des autres élèves « Tiens mais qui voilà ? C'est Antonin Lasouche ? Viens donc t'assoir ici ! ». Tout d'un coup, plus personne ne parlait, personne n'osa ouvrir la bouche. Je fis quelque pas et leva la tête afin de voir de quel côté j'allais me tenir désormais. J'étais à côté d'elle, celle qui m'avait frappé en plein coeur, celle qui m'avait même ignorer au début de la classe. Elle.
Elle tendit une main et me souffla: « Hey, moi c'est Lindsay ! », je n'eus même pas l'envie de répondre, je me tût jusqu'à la fin du cours et partit cinq minutes en avance sous prétexte que j'avais besoin de prendre l'air. Lindsay qu'elle s'appelait, elle avait une voix si fragile, si douce. Comme si c'était l'être le plus précieux au monde et qu'il fallait la protéger de tout, même de moi. Quelques minutes à peine après cela, j'avais tant de regret, j'avais envie de tout connaître d'elle, et j'ai tout foutu en l'air tout ça pour une ignorance. Moi aussi, j'aurais dû lui tendre ma main afin qu'elle comprenne que je suis pas si méchant que ça. Je dois vraiment passé pour un imbécile complet. Je viens de me prendre une bonne dérouillée. A y repenser, elle avait des yeux magnifiques, des iris bleues qui transpercent des coeurs, j'en suis sûr, ses pupilles étaient totalement larges, comme si elle venait de recevoir un choc, comme si elle avait vu un fantôme. Vers quatre heures et demi, je partit vers le CDI pour aller voir si la documentaliste avait bien le livre que je lui avais demander: « Les liaisons dangereuses », et heureusement, elle l'avait. Je pris le bus et je rentra de l'arrêt de bus jusqu'à chez moi, à pied. Le temps était beau, j'alluma une cigarette et regarda le ciel. Il était orangé-violacé. Comme si le soleil venait de le tuer et que ses nuages étaient du sang qui coulait grâce à sa blessure. J'aperçu la maison de ma mère pas loin, je courus en fermant les yeux vers le chemin qui menait jusqu'à la porte d'entrée. Je cria « Maman, je suis rentré, je vais dans ma chambre. Ne me dérangez pas toi ou Marilyn ! Merci. ». Je rentra dans ma chambre et la ferma à clé. J'alluma mon ordinateur et me connecta sur internet afin de faire quelque recherche sur la Préhistoire. Quelle joie, je trouva tout ce qu'il me fallait. Je m'allongea sur mon lit et me reposa tranquillement. Après avoir diner, je regarda un film puis éteint la télé et m'endormit en pensant toujours à elle, Lindsay. Elle aurait même presque un prénom de fée.
Lindsay♪___________________________________ Dans la nuit du jeudi six septembre deux milles neuf,
«Mon vieux plafond humide goutaient parfois, je n'avais pas le temps de m'en occuper, l'argent me manquaient. J'habitais avec ma mère dans cette pauvre chambre d'hôtel, celle-ci reflétait notre porte monnaie. Vivement mes 18ans que je touche enfin ce que mon père m'a laissé. Une goutte d'eau se frotta contre mon visage, puis une autre vient s'y coller instinctivement. Encore endormis, je ne réagissais point, je m'essuya juste la joue avec le bout de drap, que j'avais serré toute la nuit. Je plaqua donc ma main sur l'emplacement des gouttes comme si cela allait les empêcher de venir s'y loger. Rien n'y faisait ! Toute la nuit je l'ai passé à me retourner, de gauche à droite. La maladie ou l'amour me guettait, et là, la nature était contre moi. J'entrouvris alors mon ½il droit, puis l'autre suis. Ma bouche s'écarquilla, je me pencha vers le sol, pour apercevoir l'heure qu'il était. _1h01. Un souvenir d'enfance vient se faufiler dans ma mémoire. Avec Anna & Julie plus jeune, on comptait l'alphabet par rapport aux heures, 1h01.. Antonin.
_« Antonin Lasouche » dis-je avec le sourire, mais en repensant à la première fois que je l'ai aperçu, je ne pouvais que jeter tout espoir du haut de l'immeuble. Il n'avait aucun intérêt pour mon égard, il ne me regardais pas, il était juste concentré sur son travail. Aujourd'hui, on avait eu cours ensemble, on aurait dit que je l'impressionnais, qu'il ne voulait même pas être à cette place là, après tout.. Il n'a pas choisit d'y être. Je ne pouvais m'empêcher de l'examiner, de haut en bas. Il avait un de ces jeans à la mode des skateurs, avec pleins de petits trous, je pouvais même apercevoir sa peau, qui était très pâle. Il avait aussi une élégante chemise noir, ça faisait contraste avec son pantalon, mais c'était son style. Il était habillé simplement aujourd'hui, mais il dégageait tellement de choses que même avec des habits en lambeaux, il serait celui qui ferait battre mon c½ur, qui lui ferait faire de grandes acrobaties.. Même si en attendant j'ai le c½ur en éclats. Le voir comme ça, sans pouvoir lui parler, le toucher. Il était recroquevillé sur lui, je l'aurai même qualifiais d'abrutis sur le moment ! Mais la vue de son visage me fait tant d'effets, que je ne pourrais le traiter. J'aimerai tant me revoir dans ces yeux, me voir un jour dans son c½ur, rien qu'une fois. Mais c'est quelque chose que je n'aurai jamais, pourtant depuis toute petite j'ai tendance à avoir ce que je désire mais là, ça me semble impossible. Bizarrement, cette nuit là, je n'ai presque pas dormis, j'aurai pensé à lui et son regard céleste. Je sortis brutalement mes pieds hors de la couette, le froid s'entremêla au tour de mes guibolles, je décida de me lever. Je suis mes jambes, qui me conduit dans la salle de bain, devant la glace, je fus horrifiée de la chose, qui portait comme nom « mon reflet ». Visage cadavérique, joues creusées, cernes imposantes, une grande et longue mèche de cheveux qui me cachait. Qui masquait l'abomination ! Le noir dégoulinant autour des yeux, comme si j'avais passé la nuit a pleurer. Sortis de cette pièce, je fus prête pour une journée majestueuse, toujours accompagné de ma guitare, je marche. La tête pensante à cet ange, j'avais comme idée de lui parler. Une simple idée.. »
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