Fin ?

Je n'ai plus l'envie de continuer ce blog ni même ma vie internet.
Bonne chance à tous et peut-être à bientôt, on ne sait jamais.


Expéditeur : Lapetitefilledelapra irieinconnue

Commentaire envoyé le : dimanche 23 août 2009 22:56
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Fin ?
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Keeeuuuwahhh?Whatwhatwhat? Comment ca ? D'où tu me fais ça à moi? J'avais confiance en toi, J'pouvais crever pour toi et toi t'ose.. arrêter ton blog ! Je suis déçue.. déçue..déçue....



réponse à toi:
je suppose que quand on a pas le moral, il passe avant tout même avant un skyblog. je ne l'arrête pas définitivement, si tu crois que je fais ça parce que ça me fait plaisir, tu te fous les doigts le nez. en ce moment ça ne va pas et puis c'est tout, je n'ai pas à me justifier. point barre, salut.

# Posté le mercredi 22 avril 2009 13:40

Modifié le lundi 24 août 2009 04:18

Prologue.

Prologue.
« Les blessures d'amour ne peuvent guérir que par celui qui les a faites. »


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Lieu: Brest

Genre: Romance/ réaliste

Personnages principaux:
- Antonin, 18 ans, élève de Terminale littéraire dans le lycée Vauban, option arts plastiques *
- Lindsay, 17 ans, élève de Première littéraire dans le lycée Vauban, option arts plastiques *


Autres personnages:
- Anna et Julie: 17 ans, deux amies de Lindsay et sont dans la même classe qu'elle, pas d'option.

Histoire:
Deux jeunes gens se rencontrent au lycée, ils tombent éperdument amoureux l'un de l'autre au fur et à l'usure du temps. C'est l'histoire d'un amour indescriptible qui s'intensifie en l'espace d'un regard. La douce colombe au regard droit et franc, et l'homme perdu, à la fois contrarié et spirituel.




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signés,Antonin&Lindsay.

# Posté le samedi 18 avril 2009 09:15

Modifié le mercredi 19 août 2009 14:07

Chapitre 1 - Le commencement. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Partie 1

Lindsay


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Lundi trois septembre deux milles neuf,
« Un cours sans mes amies, sans repère. Il y avait cette feuille blanche devant moi, et ces gens que je ne connaissais pas tout autour. C'était nouveau, il y avait bien longtemps que je ne m'étais sentie aussi seule. Je n'osais regarder le professeur, je l'écoutais en regardant les tabourets désert à mes côtés. Etais-je une pestiférée ? Un bruit sourd cogna contre la porte, encore une de ces personnes tout le temps en retard.. Cette même personne se plaça à côté de moi, en me demandant gentiment de retirer mon sac. Un sourire vient machinalement se déposer sur mon visage qui était terne ces temps-ci.
Je décolla ma figure de la table, et pris une position plus sure. Je l'observa dans un coin de l'½il, mais en un fragment de secondes il tourna son regard vers moi. M'avait-il vu le contempler ? Je me suis sentie si ridicule, j'ai donc relevé mon esprit, mais il restait à me fixer et me fit un signe de la tête en me montrant le tableau..
Quelle minable je fus.. " Travaille collectif, dessiner son voisin " !
_« Tu veux commencer ? » Me dit-il avec sa voix grave. Je fendis un léger sourire en guise de « oui ». Son visage était parfait. Il avait des traits fins, pas comme tout le monde, non. Il était simplement beau. Je faisais le contour de ses yeux, j'étais admirative comme une enfant amusée d'être dans un bac à faire des château de sable. J'affinais chaque détail, surement pour ne pas le décevoir.. La couleur de son regard était si clair que je pouvais m'y voir à l'intérieur. Cela me procura une drôle de sensation.. Comme si on me portait vers le haut, je sais, tout ça parait irréel, absurde. Il avait une bouche de fille, ses lèvres paraissaient agréable aux touchés, et son piercing donnait un plus à son charme, il lui forgeait sa personnalité. Je m'imaginais lui parler, partageais des secrets, rigolais à en pleurer. La sonnerie mit fin à toute mon imagination que je qualifierais maintenant de fantasmes. Je rangea vite mes affaires, pris mon sac par la sacoche, et ma guitare sur le dos. Il fallait que je raconte ce qui c'était passé à mes deux meilleures amies. Ce garçon avait bouleversé mon c½ur, les sueurs froides m'envahissait, c'est avec le pouls saccadé que je marchais dans les grands couloirs du lycée. Je vois arriver Anna & Julie avec leurs airs « Lindsay, on a pleins de choses à te raconter ». On s'est donc posées sur un carré d'herbe fraiche. Les pieds nus, le soleil tapant sur ma peau, je les entendais jacter mais, je ne pouvais que penser à lui, cette personne dont je ne savais même pas le prénom. »







Antonin


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Mardi quatre septembre deux milles neuf,
« Deuxième jour après la rentrée. Je crois que cela fut ma pire rentrée dans toute ma scolarité. Dans ma classe, il y a juste des braves garçons qui se croient plus fort qu'Hercule, ma parole, je trouve ça pitoyable. Ils croient que tout leur appartient et que toutes les filles sont à leur pied. Heureusement, je ne suis pas comme ça, sinon je me ferais pitié à moi-même. Je me suis fais quelques connaissances, et j'ai rencontré la documentaliste Madame Patacki. Elle m'a renseigner sur quelques livres intéressants que je pourrais lire dans les jours à venir, comme j'ai une très grande passion pour la lecture, ça m'apaisera. Mon professeur principal n'est autre que mon professeur de physique, c'est un professeur qui m'a tout l'air adorable. Les cheveux grisés par le temps, le visage rongé par les années qui ont défilé. Je crois même qu'il a la cinquantaine. Je me suis déjà placé dans la plus part de mes cours, dans les premiers rangs devant le tableau. Tous les professeurs m'ont l'air assez gentil, surtout mon professeur d'arts plastiques. On m'a donné un casier, qui est déjà plein d'ailleurs. Cette après-midi, alors que j'étais entrain de lire un livre sur la dissection humaine, une demoiselle à l'allure très sûre d'elle est passée devant moi, une allure fine et longue. Ses mains étaient si fines qu'on aurait dit qu'elles étaient passées sous une voiture. Sa chevelure blonde un peu colorée de multiples couleurs, je crois bien-même qu'elle avait des dreads-lock. J'ai senti comme des palpitations en moi, un étrange sentiment de jalousie. Deux de ses amies m'ont regardé et ont bien vu que je la regardé, peut-être un peu trop passionné. J'ai tout de suite poussé mon regard vers l'autre côté, comme si de rien était. Ce qui m'a semblé bizarre, c'est que ni l'une ni l'autre n'avaient le même style que cette demoiselle. Plutôt baba, un peu cool. Beaucoup de style, peut-être un peu trop à mon goût. J'ai du mal à me rappeler la forme de son visage, mais je sais qu'il était angélique. Le soleil reflettait sur sa peau. Le regard doux et appaisé, sa bouche un peu rosée et pulpeuse couvrant une cigarette noire, sûrement des Black Devil. Elle marchait comme si des tonnes de choses lourdes étaient cachées dans son pantalon, cela m'a bien fait rire sur le moment. J'ai vu aussi qu'elle avait des tonnes de bracelet autour de ses bras, des bleus, des rouges, des roses, des choses par ci, par là. C'est assez bizarre, j'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, son visage m'est vaguement familier. Peut-être était-elle dans un de mes cours ? Je ne sais pas, je ne sais même plus si son t-shirt était jaune ou bleu. Demain, j'essayerais de voir comment s'appelle-t-elle et surtout, qui elle est. Je suis même sûre qu'elle n'essayera pas de savoir qui je suis ni même pourquoi je l'ai regardé. Le son de la sonnerie a tinté. J'ai regardé alors mon agenda, déjà pleins de papier que les professeurs principaux ont donné aux élèves, pour savoir ensuite quel cours j'allais avoir. Français, salle 301. Quelle chance, j'adore ce cours et la professeur avait l'air assez aimable et agréable. Etrangement pendant le cours, je n'ai pas arrêter de penser à elle, à notre rencontre, à nos premiers regards échangés. Je me demande quel son a sa voix, est-elle gentille ? douce ? affective ? ou au contraire, est-elle pitoyable ? affreuse ? désagréable ? Je me pose toutes ses questions en espérant le mieux, en espérant qu'un jour, on se parle. Qu'un jour, nous deviendrons amis et peut-être plus, qui sait ? Je vais aller préparer mes affaires et consulter l'horoscope des cancer, car j'ai beau être un élève studieux, je ne dors pas plus de deux-trois heures par nuit. Insomnies quand vous nous tenez, vous ne nous lâchez pas. Je ne sais même pas de quoi cela vient, tout ce que je sais c'est que cela a commencé après la mort de mon père. Sur ce, demain sera un jour meilleur. Il se fait tard, j'écrirais un peu plus tôt demain. »



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# Posté le samedi 18 avril 2009 11:47

Modifié le mercredi 19 août 2009 14:06

Chapitre 1 - Le commencement. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Partie 2

Antonin


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Jeudi six septembre deux milles neuf,
« Encore une journée de folie. Je me suis levé tôt pour prendre le bus et résultat: j'ai oublié la moitié de mes cours. Ce n'est pas si grave mais étant un élève studieux, ça ne me ressemble pas, même pas du tout. J'ai à peine eu le temps d'ouvrir la bouche et elle était là, cette belle inconnue. Celle qui depuis deux jours me tourmentait l'esprit. Elle avait un petit haut gris et ses cheveux blonds-dorés se balançaient de la droite vers la gauche, et inversement. Bouche baie, je n'ai même pas essayé de la rattraper, j'étais totalement sous son charme. Après être parti manger, j'ai été voir quelques connaissances pour demander si ils allaient en cours l'après-midi. Puis, alors que je m'avançais vers la porte d'Arts plastiques, ma belle inconnue est revenue à la charge. Mais oui, c'est cette demoiselle qui m'avait dessiné au cours précédent mais avec le temps que j'arrive et tout ça, je n'aurais pas eu le temps de retenir exactement son visage. Tout s'éclaire. Elle me regardait fixement. J'ouvris la porte, histoire de montrer que je suis un minimum ponctuel et la laissa passer. Ses mains se brimbalaient dans tous les sens. Elle me décrocha un simple hochement de la tête en guise de merci. J'eus l'impression de ne pas exister malgrès moi. Je marchais, la tête baisée croyant que personne ne me remarquerait quand le professeur m'interloqua dans les durs cris des autres élèves « Tiens mais qui voilà ? C'est Antonin Lasouche ? Viens donc t'assoir ici ! ». Tout d'un coup, plus personne ne parlait, personne n'osa ouvrir la bouche. Je fis quelque pas et leva la tête afin de voir de quel côté j'allais me tenir désormais. J'étais à côté d'elle, celle qui m'avait frappé en plein coeur, celle qui m'avait même ignorer au début de la classe. Elle.
Elle tendit une main et me souffla: « Hey, moi c'est Lindsay ! », je n'eus même pas l'envie de répondre, je me tût jusqu'à la fin du cours et partit cinq minutes en avance sous prétexte que j'avais besoin de prendre l'air. Lindsay qu'elle s'appelait, elle avait une voix si fragile, si douce. Comme si c'était l'être le plus précieux au monde et qu'il fallait la protéger de tout, même de moi. Quelques minutes à peine après cela, j'avais tant de regret, j'avais envie de tout connaître d'elle, et j'ai tout foutu en l'air tout ça pour une ignorance. Moi aussi, j'aurais dû lui tendre ma main afin qu'elle comprenne que je suis pas si méchant que ça. Je dois vraiment passé pour un imbécile complet. Je viens de me prendre une bonne dérouillée. A y repenser, elle avait des yeux magnifiques, des iris bleues qui transpercent des coeurs, j'en suis sûr, ses pupilles étaient totalement larges, comme si elle venait de recevoir un choc, comme si elle avait vu un fantôme. Vers quatre heures et demi, je partit vers le CDI pour aller voir si la documentaliste avait bien le livre que je lui avais demander: « Les liaisons dangereuses », et heureusement, elle l'avait. Je pris le bus et je rentra de l'arrêt de bus jusqu'à chez moi, à pied. Le temps était beau, j'alluma une cigarette et regarda le ciel. Il était orangé-violacé. Comme si le soleil venait de le tuer et que ses nuages étaient du sang qui coulait grâce à sa blessure. J'aperçu la maison de ma mère pas loin, je courus en fermant les yeux vers le chemin qui menait jusqu'à la porte d'entrée. Je cria « Maman, je suis rentré, je vais dans ma chambre. Ne me dérangez pas toi ou Marilyn ! Merci. ». Je rentra dans ma chambre et la ferma à clé. J'alluma mon ordinateur et me connecta sur internet afin de faire quelque recherche sur la Préhistoire. Quelle joie, je trouva tout ce qu'il me fallait. Je m'allongea sur mon lit et me reposa tranquillement. Après avoir diner, je regarda un film puis éteint la télé et m'endormit en pensant toujours à elle, Lindsay. Elle aurait même presque un prénom de fée.







Lindsay


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Dans la nuit du jeudi six septembre deux milles neuf,
«Mon vieux plafond humide goutaient parfois, je n'avais pas le temps de m'en occuper, l'argent me manquaient. J'habitais avec ma mère dans cette pauvre chambre d'hôtel, celle-ci reflétait notre porte monnaie. Vivement mes 18ans que je touche enfin ce que mon père m'a laissé. Une goutte d'eau se frotta contre mon visage, puis une autre vient s'y coller instinctivement. Encore endormis, je ne réagissais point, je m'essuya juste la joue avec le bout de drap, que j'avais serré toute la nuit. Je plaqua donc ma main sur l'emplacement des gouttes comme si cela allait les empêcher de venir s'y loger. Rien n'y faisait ! Toute la nuit je l'ai passé à me retourner, de gauche à droite. La maladie ou l'amour me guettait, et là, la nature était contre moi. J'entrouvris alors mon ½il droit, puis l'autre suis. Ma bouche s'écarquilla, je me pencha vers le sol, pour apercevoir l'heure qu'il était. _1h01. Un souvenir d'enfance vient se faufiler dans ma mémoire. Avec Anna & Julie plus jeune, on comptait l'alphabet par rapport aux heures, 1h01.. Antonin.
Antonin Lasouche » dis-je avec le sourire, mais en repensant à la première fois que je l'ai aperçu, je ne pouvais que jeter tout espoir du haut de l'immeuble. Il n'avait aucun intérêt pour mon égard, il ne me regardais pas, il était juste concentré sur son travail. Aujourd'hui, on avait eu cours ensemble, on aurait dit que je l'impressionnais, qu'il ne voulait même pas être à cette place là, après tout.. Il n'a pas choisit d'y être. Je ne pouvais m'empêcher de l'examiner, de haut en bas. Il avait un de ces jeans à la mode des skateurs, avec pleins de petits trous, je pouvais même apercevoir sa peau, qui était très pâle. Il avait aussi une élégante chemise noir, ça faisait contraste avec son pantalon, mais c'était son style. Il était habillé simplement aujourd'hui, mais il dégageait tellement de choses que même avec des habits en lambeaux, il serait celui qui ferait battre mon c½ur, qui lui ferait faire de grandes acrobaties.. Même si en attendant j'ai le c½ur en éclats. Le voir comme ça, sans pouvoir lui parler, le toucher. Il était recroquevillé sur lui, je l'aurai même qualifiais d'abrutis sur le moment ! Mais la vue de son visage me fait tant d'effets, que je ne pourrais le traiter. J'aimerai tant me revoir dans ces yeux, me voir un jour dans son c½ur, rien qu'une fois. Mais c'est quelque chose que je n'aurai jamais, pourtant depuis toute petite j'ai tendance à avoir ce que je désire mais là, ça me semble impossible. Bizarrement, cette nuit là, je n'ai presque pas dormis, j'aurai pensé à lui et son regard céleste. Je sortis brutalement mes pieds hors de la couette, le froid s'entremêla au tour de mes guibolles, je décida de me lever. Je suis mes jambes, qui me conduit dans la salle de bain, devant la glace, je fus horrifiée de la chose, qui portait comme nom « mon reflet ». Visage cadavérique, joues creusées, cernes imposantes, une grande et longue mèche de cheveux qui me cachait. Qui masquait l'abomination ! Le noir dégoulinant autour des yeux, comme si j'avais passé la nuit a pleurer. Sortis de cette pièce, je fus prête pour une journée majestueuse, toujours accompagné de ma guitare, je marche. La tête pensante à cet ange, j'avais comme idée de lui parler. Une simple idée.. »





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# Posté le samedi 18 avril 2009 14:44

Modifié le mercredi 19 août 2009 14:06

Chapitre 1 - Le commencement. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Partie 3

Lindsay


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Vendredi sept septembre deux milles neuf,
Quelle drôle façon de tomber amoureuse. Je crois qu'à la minute où j'ai commencé à dessiner ses traits, j'ai voulu l'embrasser. Aujourd'hui, Antonin n'était pas à mes côtés, mais je n'allais pas renoncer à lui parler pour autant. J'ai alors décidé d'écrire une phrase simple sur un jolie carnet que m'avais offert Anna.
« On pourrait fumer, se consumer et s'aimer ? ».. Non c'était nase, il m'aurait prit pour une vieille folle, mais c'est pourtant ce que je suis devenue depuis nos regards échangés. Je vais plutôt lui marqué un simple et hésitant « ça va mieux depuis hier ?...». J'eus un coup de chaleur, la fièvre me monta à la tête, mon corps tremblant se retourne subtilement. Je tends mon bras vers lui sans vraiment le regarder, par peur d'être troublée. A cet instant même, il m'a forcément prit pour une gamine ! Je me retourna aussitôt, reprit mes activités et espérai avoir une réponse. En attendant celle-ci, je me suis remémorée peut-être.. cents fois si ce n'est plus, le moment ou j'ai effleuré tendrement ses doigts. J'avais envie de rester pétrifier, ma main et mon c½ur était déjà à lui. On a passé l'heure à s'écrire, j'avais terriblement envie de l'inviter, de se faire une sortie ce week end, ou autres.. Mais je n'osais lui demander. La sonnerie mit fin à notre petit jeu, et il me tendit une dernière fois la main. Je déplia le papier lentement, même si j'étais pressée de savoir ce qu'il avait marqué, je ne devais pas lui montrer. « J'espère que tu mangeras avec moi, ce midi » avec un mince c½ur dessiné au stylo. Je me suis sentie rougir, comme si je me devais de remplir ce c½ur, je ne pensais pas avoir une telle réponse.. Je lui rétorqua du tac au tac, que ce serait avec plaisir, et que mes amies l'aimerait sans aucun doute. Il baissa la tête, comme si il regrettait de m'avoir invité à manger. Puis chercha une excuse, pour finalement.. Se défiler. Il avait certainement mieux à faire. Arrivais dans le self, je l'aperçu, seul. Il paraissait perdus, comme si être ici, était une erreur monumentale. Je me plaça à trois-quatre tables derrières, histoire qu'il ne me voit pas. Antonin ne mangeait presque pas, cambrait sur son plateau, comme si il lisait. Il faisait quelques coups de têtes, à intervalles réguliers vers la gauche. Cela me donna la chair de poule, sa mèche de cheveux devait lui arriver dans l'½il ou peut-être était-ce un toc. Les autres cours fut amusant, je rigolais pour rien, avec celles qui constituaient ma vie aujourd'hui. Mais, une partie de moi imaginait ce que faisait Antonin, peut-être qu'il regardait une fille, une de sa classe. Une colombe timide, qui serait mieux élancée et beaucoup plus belle que moi. Une enfant aux courbes de femmes, avec des grands yeux magnifiques qui pourrait le transpercer. Comme lui me le fait, le peu de fois que son regard croise le mien.

Ces deux jours sans le voir, seront durs mais je crois qu'il faut que je me fasse une raison. J'arpenterai les rues avec Anna & J, j'irai à une fête. Peut-être que je trouverai un garçon tout aussi bien que lui. Le dimanche j'irai dans un parc public, là ou les enfants jouent gaiement. Les entendre rire, mettra sans doute fin à mon chagrin.
*Servir des rires à qui a peine*







Antonin


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Vendredi sept septembre deux milles neuf,
« Je suis allongé sur mon lit en fer forgé, très fatigué de la journée que je viens de passer. Dure, elle était difficile, même éprouvante. Après m'être levé et avoir mangé quelque céréale puis bu un bol de café, je suis partit direction le lycée. Là, j'ai essayer de la retrouver. Lindsay et ses cheveux blonds-dorés. J'aurais aimé qu'elle soit à côté de moi, qu'on soit amis et qu'elle me dise des foutues conneries comme font les amis de nos jours. Nous irions fumer quelques cigarettes en se regardant, en se fixant et même en rigolant. La sonnerie me remit vite en place. Mes rêves s'étaient éteints. Je trainais les pieds, ma marche était lente et ferme. Encore une heure de cours et je pensais déjà à ce que j'allais lui dire, à essayer de me faire pardonner de mon comportement. Cette première heure dura tout un siècle, je n'ai pas cesser de penser à elle pendant au moins une seconde. Cela me hantait. Deuxième sonnerie, je courus dans les couloirs afin de ne pas arriver une seule minute en retard. Ne pas louper une seule seconde où je pourrais la voir. Elle était là, toujours aussi droite et belle. Le regard vif et perturbé. Elle me regarda alors et me lâcha un léger sourire. Je souris à mon tour, et rigola. J'étais totalement séduit par son visage, les traits de sa bouche, son nez tout fin et ses jolis iris. J'avais bien l'air " gaga ", un vrai gamin devant sa première amoureuse. Toujours avec sa guitare à la main, ses cheveux étaient emmêlés à un bâton et ses yeux étaient maquillés de rose et de bleu. Elle entra dans la salle, gaiement mais sûrement. Elle s'assit et je vis qu'un garçon allait s'assoir auprès d'elle, j'ai donc perdu tout espoir de pouvoir la regarder de côté. Je me mis juste derrière elle et la regarda. Même de dos, elle était parfaite. Ses courbes étaient droites et fines. Stressée, elle bougeait son stylo dans tous les sens, pour ensuite le jeter dans sa trousse furieusement.
Elle prit un critérium et écrivit sur un petit bout de papier, un de ses post-it qu'on trouvait dans les nouveaux magasins de mode. Puis, avec ma plus grande surprise, elle se retourna et me donna un petit bout de papier plié en quatre, peut-être même en huit. Je le déplia délicatement afin que le professeur ne remarque rien. Elle avait une si belle écriture, une écriture attentive et douce « Est-ce que tu vas mieux qu'hier ? Tu m'avais l'air bizarre.. ». Je me précipitais pour lui répondre assez rapidement. Je lui répondis que tout allait pour le mieux et que je me suis peut-être un peu trop emporté hier, que j'étais idiot de l'avoir négliger. Nous avons discuter comme ça pendant toute l'heure et puis à la fin, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça mais je lui ai marqué d'un seul coup « J'espère que tu mangeras avec moi, ce midi » avec à la fin un coeur mal dessiné. Quel imbécile ! C'est puérile de ma part, là, j'avoue. Elle me répondit par un simple « Bien-sûr, quelle question mais nous mangerons avec quelques amis ». J'ai préféré faire mon coincé et lui dire qu'en faite, j'avais autre chose à faire mais que je m'en étais pas souvenu. Idiot. Je suis vraiment idiot. La sonnerie retentit et elle me regardera amèrement. Je la vis partir mais je me sentais tellement lâche que je n'ai même pas essayer de la rattraper. Durant les autres cours, rien de bien passionnant, juste quelques idiots qui faisaient des batailles de gommes et de pains, qu'ils avaient sûrement récolter dans le self ce midi. Je partis vers quinze heures faire un peu de bmx, me défoulait et oubliait un peu cette dure journée. Après cela, vers cinq heures, j'ai repris le bus et je suis rentré chez moi avec quelques bleus. Après avoir pris un bain moussant et bien bouillant, j'ai mangé avec quelques potes et me voilà dans mon lit. Un week-end sans elle, ça va être dur, mais j'espère la croisé en ville, ça me ferait plaisir. Je crois que peu à peu, je tombe amoureux d'elle, de son image, de sa pureté, son élégance... »

# Posté le dimanche 19 avril 2009 09:44

Modifié le mercredi 19 août 2009 14:06